Mis en place dans différents pays d’Europe depuis de nombreuses années, le système du permis de conduire à points a aussi fait son entrée au Maroc. Ce dispositif se veut incitatif à un meilleur respect du code de la route. Voyons ensemble quels en sont les grands principes.

Capital de points de départ

Le permis de conduire marocain est attribué de façon probatoire pour une période de deux ans, durant laquelle le conducteur dispose de 20 points. À l’issue de ce temps, le solde passe à 30 points. Équitable et pédagogique, le permis à points permet de sanctionner les infractions selon un barème prédéfini. Ce dispositif prévoit également différents moyens pour les conducteurs de récupérer les points perdus. En punissant les comportements dangereux et en récompensant une conduite respectueuse, le permis à points vise à éduquer les usagers de la route plutôt qu’à utiliser la seule répression.

Contraventions et retrait de points

Selon la gravité de l’infraction constatée, un certain nombre de points est enlevé au titulaire du permis. Les contraventions donnant lieu à un retrait sont au nombre de 14, complétés par 18 délits. Parmi les fautes les plus courantes, citons :

  • absence de port de la ceinture de sécurité : 1 point
  • non respect de la priorité : 2 points
  • absence de contrôle technique : 3 points
  • excès de vitesse (entre 30 et 50 km/h au-dessus de la limitation) : 4 points
  • conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants : 6 points

Notez que ce n’est pas l’agent verbalisateur qui retire les points du permis, mais l’administration chargée des transports.

Crédit de points

Pour permettre aux automobilistes de s’amender et de restaurer le solde de points initial de leur permis, le gouvernement marocain a mis en place un système relativement souple. Premièrement, si le conducteur ne subit aucun nouveau retrait de points pendant un an, il récupère automatiquement 4 points. De plus, s’il ne commet aucune infraction entraînant un retrait de points durant 3 ans, son solde de départ (soit 30 points) est intégralement rétabli. Enfin, s’il reste au titulaire du permis moins de 8 points et qu’il n’en perd aucun durant 2 ans, le solde repasse à 12 points.

Les automobilistes ont également la possibilité de suivre un stage d’éducation et de sensibilisation à la sécurité routière. Ces sessions, proposées par des organismes agréés et répondant à un cahier des charges précis, permettent au stagiaire de récupérer 4 points. Elles sont payantes, à la charge du conducteur.

Éducatif plutôt que répressif, le permis à points est l’un des nombreux outils permettant d’améliorer le comportement des conducteurs et, donc, la sécurité sur les routes du pays.